J'écoute : le lacrymosa du réquiem de Berlioz
Je regarde : les larmes qui sont tombées séchant sur le bureaux après ses terribles paroles
Je lis : Riverdream
Je joue : on m'a interdit de streap-poker, je gagnais trop souvent!!!
Je mange : plusieurs fois par jour et toujours proprement
Je bois : encore plus souvent
Je cite : des hommes et des femmes qui méritent de l'être et d'autres moins parfois
Je pense : pas assez parfois
Je rêve : ce n'est qu'un songe
(mis à jour mardi 26 février 2008 à 23:13)

17/05/2008

17/05/08 - 23:54

Un siège vacant

Ce soir un de nos membres a fait une chute dans l'escalier d'honneur de notre académie.

Après s'être vexé avec la quasi totalité des "jeunes administrateurs", enfin si on peut dire, nous le sommes tous à l'agagadémie, il aurait, selon les conclusions de notre enquête, malencontreusement glissé sur le stérilet de Mamie Maryse, cette dernière l'ayant perdu encore une fois lors de l'ascenssion de cet escalier avant notre séance du soir.

Ce pauvre homme dans sa chute s'est brisé la jambe et Simone du lavoir, ayant son diplôme d'infirmière depuis la guerre (celle de 14-18 bien entendu), s'est crue obligée de s'occuper de lui, prodiguant des soins dignes de la meilleure médecine de guerre.
Ce pauvre garçon faisant un malaise à cause de la douleur, Simone lui fit du bouche à bouche, comme au jeune soldat allemand dans les tranchées de la Somme en 1917 dont la petite moustache et la mèche brunes avaient émoustillé la jeune pucelle de l'époque. La malheureuse, dans son empressement, avait oublié qu'il était allergique aux oignons frits, dont elle s'était copieusement servie lors de notre repas.

Il fut pris de convulsions et poussa des cris atroces au pied de cet escalier, notre cher secrétaire perpétuel, qui venait de changer les piles de son audioprothèse, ne put supporter tant de souffrance et de sa voix de Stentor proclama qu'il fallait mettre un terme aux souffrances du malheureux.

La gracieuse Huguette, n'en supportant pas tant, dut sortir prendre l'air, Zavattar pris le bras de sa Mémé qui criait à tue-tête "laissez le là, que son agonie nous soit distrayante...". Le Sieur-Queeny en bon capitaine de vaisseau fit sortir les femmes et les enfants d'abord, puis nous retrouvant à trois: le gisant, Queeny et moi, je fit le geste suprême et final.

Le gisant repose dans les froids sépulcres de marbre des cryptes de l'Académie dont les portes d'airain restent ouvertes afin accueillir les autres membres qui n'ont pas fait l'éloge de la vieille toulousaine protectrice de cette Académie.

commentaires

19/05/08 - 11:12

Je suis fier de nous!! bravo!!

25/05/08 - 15:10

Je n'ai rien pigé .... snifff

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